Mardi 16 octobre (2ème partie) - Histoire - la gouvernance économique mondiale depuis 1944


Thème 4 - Les échelles de gouvernement dans le monde depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale

Séquence - La gouvernance économique mondiale depuis 1944

Séance 2 - Etat des lieux de la gouvernance économique mondiale aujourd'hui

Rappel: 
La gouvernance : Manière de concevoir et d’exercer l’autorité à la tête d’un Etat, d’une organisation ou d’une entreprise. C’est un mode collectif de prise de décision réalisé par plusieurs acteurs de natures différentes (États, Institutions internationales, FT, ONG...). 

Cours dialogué:
Etat des lieux de la gouvernance économique mondialisée aujourd'hui: une suprématie américaine évidente mais contestée aujourd'hui
1, 2 et 3 page 373

Quels sont les acteurs de la gouvernance économique mondiale ?
1 - Les principaux acteurs et institutions de gouvernance économique mondiale sont américains et anglosaxons

- Des institutions économiques et financières (OMC découle du GATT, BIRD émanation de la BM, FMI) héritées de la Seconde Guerre mondiale et de son réglement économique et financier avec pour objectifs simples : la relance économique mondiale, la reconstruction et mise en place à l'échelle mondiale d'un système capitaliste stable dans le contexte proche de la Guerre froide.

Elles sont toutes installées aux E-U et en Europe en Suisse, dans la sphère occidentale et sous influence anglosaxonne.
Elles découlent des accords de Bretton Woods.
 
- G7, G8 et G20 : Organisations internationales, instances de gouvernance qui rassemblent les 20 premières économies mondiales, c'est  à dire les puissances d'aujourd'hui. Cela correspond à la "diplomatie de club" pour Bertrand Badié.
 
- Organisations économiques régionales (UE, ALENA, MERCOSUR, ASEAN+2 ... elles permettent une gouvernance à l'échelle régionale sous l'angle économique pour la majorité et économique et financier pour l'UE. Elles valorisent un libre-échange avec un minimum de contraintes et visent une intégration la plus approfondie à l'échelle régionale et dans le cadre de la mondialisation des échanges.

- Les agences de notation: Fitch, Standard and Poors, Moody's, Dagong (Chine)  elles servent à évaluer les économies et les performances des acteurs économiques à l'échelle mondiale. 
- Les principales places financières (Wall Street avec NYSE et Nasdaq; Shanghai...), sises aux E-U, dans les villes mondiales principales. Leur importance varie, elles se concentrent, fonctionnent en réseau (de manière réticulaire) et sont hiérarchisées en fonction de leur importance financière.

- Les principales FTN, massivement présentes dans les puissances économiques les plus développées et notamment aux E-U, en Europe et en Asie sinisée (Chine, Japon, Corée du Sud) : c'est à dire la Nouvelle triade.

- Les fonds souverains

- Les Etats agissant à l'échelle nationale et régionale suivant leur puissance

- Les lieux de rencontre de la gouvernance économique mondiale (Forum mondial de Davos, Conférences internationales, groupe de Bilderberg...), les lieux qui s'y opposent et proposent un contre-modèle anti-mondialiste ou altermondialiste (Forums sociaux comme Porto Alegre)
  
- Les organisations de gouvernance portées par la Chine et voulant remettre en cause les institutions issues de Bretton Woods : la banque asiatique d'investissement (équivalent pour les Chinois de la BM)

- Les traités transcontinentaux et accord de libre-échange entre continentaux et espaces régionaux (CETA=accord entre le Canada et l'Ue, TAFTA ou TIPP=accord entre l'UE et les E-U, TTP=accord entre les E-U et l'ASEAN)
 
= Concentration des institutions et des organisations de décision et de gouvernance économiques et financières: poids important et quasi hégémonique des E-Unis

Comment s'organise cette gouvernance économique mondiale ?
2 - Les acteurs de la mondialisation contemporaine dessinent une gouvernance économique et financière multipolaire (oligarchique) avec plus d'acteurs, plus de complexité et plus de relations, et surtout plus d'intérêts divergents au risque de l'instabilité. 

C'est une gouvernance où se jouent aujourd'hui les rapports de force géopolitiques entre la Chine et les E-Unis pour la maîtrise sur la définition des normes et pratiques économiques et financières.
- 1er acteur économique mondial selon FMI: la Chine, une première depuis 1945
- Autres acteurs  de même nature : En plus des E-U,du Japon, de l'UE (anciennes puissances de la Triade et pôles de puissance) auxquels s'associent les émergents (BRICS) et les Etats du P et M Orient
- Acteurs de nature différentes:  fonds de pension, agence de notation, paradis fiscaux et FMN/FTN....

Quelle est l'influence et l'importance des E-Unis et des Anglosaxons dans cette gouvernance ?
 
3 
- Les E-Unis sont les architectes et les principaux bénéficiaires de la gouvernance économique mondiale depuis les accords de Bretton Woods. Leur intérêt est simple : en fixant les régles, en définissant les normes, en contrôlant les institutions, leurs réglements et leurs processus de décision, ils influent directement et pour leur intérêt sur la gouvernance mondiale. C'est un facteur de puissance globale.

- On constate une remise en cause et un affaiblissement de cet ordre économique mondial américain et anglosa-sonx, favorable depuis 1944 aux Occidentaux. Cela révèle :
  •  l'altermondialisme et l'antimondialisme
  • la montée en puissance des émergents et de la Chine désireuse de créer des institutions alternatives (banque d'investissement)

Reprise: l'état de la gouvernance mondiale aujourd'hui
la gouvernance économique mondiale reste aujourd'hui sous influence américaine mais elle est contestée par l'arrivée de nouvelles puissances économiques émergentes et dominantes au premier rang desquels se trouve la Chine, mais aussi par des mouvements altermondialistes et antimondialistes. 

Elle est plus complexe qu'elle n'a été car elle met aussi en jeu, une pluralité d'acteurs de nature différentes (il n'y a pas que des Etats), aux intérêts différents voire contradictoires et d'institutions plus ou moins indépendantes.

Dès lors, une question se pose : comment en est-on arrivé à cette gouvernance économique mondiale complexe ?


Séance 3 - La gouvernance économique mondiale de Bretton Woods en 1944 à 1971 : un système favorable aux Etats-Unis, traduisant leur puissance d'après guerre et leur envie de l'assumer mais aussi mettant en place une gouvernance reposant sur le capitalisme libéral et le libre-échange et de nouvelles institutions économiques.


Cours magistral:

Introduction
Le souvenir de la crise de 1929, déclencheur de la Seconde Guerre mondiale qu’il ne faut pas renouveler.

En 1929, une crise économique d’une ampleur jusque-là inconnue, balaye la planète. Les grandes puissances pratiquent le protectionnisme et dévaluent leur monnaie. Le commerce mondial s’effondre. Les Etats refusent d’agir de façon concertée. La crise de 1929 est en partie responsable du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.
La nécessité après-guerre de reconstruire en évitant les problèmes de 1929

C’est pourquoi, à partir de 1944, les Etats-Unis et leurs alliés veulent reconstruire l’économie mondiale sur de nouvelles bases afin d’assurer la prospérité mondiale et le leadership que leur confèrent la victoire (plus de 70% des réserves mondiales d’or et 60% de la production mondiale), tout en affermissant le capitalisme face au modèle soviétique communiste.

Tirant les leçons des erreurs de leur politique des années 1930 qui les avaient amenés à refuser d’assurer le leadership de l’économie mondiale et à se replier sur leur continent, les États-Unis entreprennent donc, de 1944 à 1948, la mise en place d’un ensemble d’institutions qui garantiraient la paix (ONU), la prospérité économique et la stabilité financière (FMI) et le progrès social (ex-BIRD devenue Banque mondiale, une des institutions spécialisées de l’ONU). La logique du système reste celle du multilatéralisme classique fondé sur un fonctionnement interétatique.

La gouvernance économique mondiale aujourd’hui dans le cadre de la mondialisation

Problématique: Quelles évolutions a connu la gouvernance économique mondiale depuis 1944 ?


Les États-Unis entreprennent de 1944 à 1948 la mise en place d’un ensemble d’institutions Internationales qui garantissent la prospérité économique et la stabilité financière. Ce cadre est remis en cause, à partir des années 1970, par la mondialisation accélérée et le triomphe du néolibéralisme.

Cours dialogué: Etude de cas : la conférence de Bretton Woods en 1944 (pages 374-375)

Cours magistral:

I) La nécessité de reconstruire l’économie mondiale autour de règles communes de 1944 aux années 1970 : Comment construire une gouvernance mondiale permettant la stabilité de l’économie mondiale en fondant un nouvel ordre économique mondial au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, autour du leadership américain ?

a) Les séquelles de la crise de 1929 et le bilan économique et financier lié à la Seconde Guerre mondiale qui en découle

L’idée d’une coopération entre États pour organiser la société internationale n’est pas nouvelle mais elle ne débouche sur aucune réalisation concrète avant la création en 1919 de la Société des Nations (SDN). L’échec de l’institution genevoise ne met pas fin à cette ambition. 

Au contraire, l’après Seconde Guerre mondiale marque une étape majeure dans la prise de conscience de la nécessité d’une échelle mondiale de gouvernement. La gouvernance notamment économique qui s’instaure au sortir de la Seconde Guerre mondiale veut ainsi résoudre les séquelles des années 1930 et de la Seconde Guerre mondiale. En effet, la crise de 1929, aux origines du conflit, a abouti à l’alternance de remèdes protectionnistes et déflationnistes aux effets dramatiques. Cela a abouti à des dumpings et dévaluations sauvages (1933-1934, le dollar est dévalué de 41% ; 1936, le Franc est dévalué de 65%).

 Cela a aussi causé une contraction majeure du commerce mondial : de 3 000 Millions de dollars à 1 000 Millions de dollars avant guerre. Le système est marqué par une inefficacité à long terme : dès 1937, on assiste à un retour du chômage et à un recul de la production, sauf dans les pays militarisés comme l'Allemagne et l'URSS. Le monde est fragmenté en "blocs" et on voit apparaître un retour au troc, impropre au développement et à la liberté des échanges. Les destructions de la guerre sont à l’origine d’un bilan économique dramatique et ils ont causé des difficultés dans la gouvernance économique tout en conduisant à un réaménagement des circuits économiques. Certains se posent la question de la faillite du capitalisme libéral sans régulation face au dirigisme économique soviétique. C'est pourquoi ces deux modèles vont rester face à face après la victoire des Alliés, chacun prônant une forme de gouvernance s’opposant à celle de l’autre.

b) Le système de Bretton Woods de 1944 , le GATT et leurs logiques, une gouvernance sous l’égide des Américains

 
Le système né des accords de Bretton Woods constitue une des tentatives les plus réussies et durables d’établir des règles économiques communes et internationales afin de rétablir, stabiliser et relancer le système monétaire et financier international.  


Ce système est le résultat d’une conférence s’étant déroulé le 22 juillet 1944, sur la côte nord-est des États-Unis, dans une station de ski située à 200Km au Nord de Boston, dans le New Hampshire. Elle a donné lieu à une série d’accords signée par 44 Etats, représentés par plus de 730 délégués. 

Les deux architectes de cet accord sont Harry Dexter White, sous-secrétaire américain au Trésor et John Maynard Keynes, économiste britannique qui fut l’un des inspirateurs du New Deal de F.D Roosevelt et partisan de l’interventionnisme d’Etat. 

Plusieurs éléments sont adoptés : 

- Un principe : le retour au Gold Exchange Standard des années 1920, qui fait du dollar l'équivalent-or dans les réserves des banques centrales pour permettre la libre convertibilité des devises entre elles (30gr or = 35$). Ce retour impose la fixité des changes et la coopération entre les signataires pour ne pas reproduire les menaces des années 1930. Chaque état signataire s’engage alors à définir la valeur de sa monnaie en or ou en $ «as good as gold» (les Etats-Unis détenaient alors plus des 2/3 du stock d’or mondial, soit 24.5 milliards de $), ainsi qu’à faire intervenir sa banque centrale pour maintenir cette parité, dans les limites des plus ou moins 1% et à équilibrer la balance des paiements en veillant à ce que le taux d’inflation ne dépasse pas celui des principaux pays partenaires, pour éviter une perte de compétitivité et une réduction des exportations. Cependant, en cas de déficit prononcé et durable de la balance des paiements, les pays signataires étaient autorisés à dévaluer, mais, toute dévaluation de plus de 10% devait obtenir l’accord du FMI.

- Son application par des institutions spécifiques de régulation sous l’égide de l’ONU: dans le cadre onusien, des institutions multilatérales assurent cette convertibilité en surveillant les balances des changes (FMI à Washington DC) et financent de grands projets (BIRD ou Banque mondiale à Washington DC). Un troisième organisme chargé du commerce international (OIC – Organisation Internationale du Commerce) aurait dû être créé. Mais, en l'absence d'accord sur la définition de l’OIC (refus du Sénat américain de ratifier la Charte de La Havane de 1948), une série d'accords a été entreprise et menée avec pour volonté de réguler le commerce : le General Agreement on Tariffs and Trade (GATT) ou Accord Général sur les Tarifs douaniers et le Commerce, formalisés en 1947 et modifiés par la suite sous forme de cycles. En 1947, 23 pays sont signataires (soit 80% du commerce mondial). 


- S'imposent donc avec les accords de Bretton Woods, un système économique fondé sur le capitalisme libéral et le libre-échange. Un point essentiel car iol correspond à l'organisation économique occidentale et américaine tout en étant l'exact antagonisme du système communiste.

L’idée est de mettre en application la clause de la nation la plus favorisée à tous les signataires pour abaisser progressivement les droits de douane entre eux:  Le GATT. C'est un accord composé de 35 articles qui repose sur trois grands principes : une démarche multilatérale qui prévoit des rencontres périodiques, les «rounds», le fair trade qui interdit le dumping, la consolidation des droits existants (c’est-à-dire l’engagement à ne pas les augmenter). Les négociations sont faites dans des "rounds" de négociation successifs, dont la durée est en principe courte. Les droits de douanes sont abaissés de + 35 % à – 5 % en 1995 en étendant progressivement les mesures aux différentes types d’échange (agricoles, culturels, de service). Au terme de l'accord de Marrakech, le 1er janvier 1995, le GATT est d’ailleurs devenu l'Organisation mondiale du commerce (OMC) . 

c) Les limites et contestations du système de Bretton Woods

La puissance américaine influence en profondeur les premières institutions de gouvernance économique mondiale et le nouveau Système Monétaire International (SMI). Les Etats-Unis ont joué un grand rôle, ils vont avopir une énorme responsabilité et ont eu un impact important sur la constitution de la nouvelle gouvernance mondiale à partir de 1944, et ce pour plusieurs raisons : 

- Les institutions sont d'inspiration américaine. Elles traduisent la puissance américaine à la fin de la guerre et sa volonté s'imposer ses intérêts et des régles conformes à ses intérêts et à sa puissance qu'elle assume et souhaite assumer après guerre. 

Les institutions reposent sur le refus du plan proposé par Keynes qui reposait sur l’idée de la création d’une monnaie internationale, le bancor, et marquent la puissance américaine en favorisant le choix d’Harry Dexter White. Le plan adopté fait du dollar, la monnaie internationale de référence. Cela donne un poids considérable aux Etats-Unis dans les décisions internationales. Au FMI, les Américains possèdent 25 % des voix car ils apportent 1/3 des fonds. Il en va de même pour la banque Mondiale (la BIRD). Du fait de cette importance, la FED (banque centrale américaine) fondée en 1913, prend alors une dimension mondiale car ses choix ont des répercussions à l’échelle des Etats-Unis mais aussi du monde.

- Le plan Marshall mis en place en juin 1947 a mis en place une diplomatie du dollar pour relancer la consommation mondiale et permettre de trouver des débouchés à l’économie américaine : l’Europe Ouest se reconstruit grâce à l'aide massive des Etats-Unis en échange de l’adoption du modèle économique et culturel américain. … et ses contestations : Cependant, ce modèle est contesté :

- Il y a d’abord le refus du monde communiste d’y adhérer pour des raisons idéologiques en pleine Guerre froide, à l’heure où les modèles soviétique et américain s’affrontent. Cette gouvernance économique américaine reste donc géographiquement limitée par la Guerre froide. L’URSS développe ainsi ses propres institutions multilatérales sur son propre mode de développement économique comme le COMECON (ou CAEM, réponse au Plan Marshall de 1947). Jusque dans les années 1970, le développement de l'URSS fait illusion, ce n'est qu'après que le système centralisé se bloquera.

- Les membres des institutions de régulation (FMI, BM) sont essentiellement des Occidentaux et favorisent les pays industrialisés du Nord.

- Des contestations proviennent également des pays du Tiers Monde dès la Conférence Bandung en 1955 et la création des "non alignés" qui tentent d'échapper au choix entre communisme et libéralisme (voir l'Egypte de Nasser face au refus de la BIRD en 1956 de financer le barrage d'Assouan) et souhaite un Nouvel Ordre Economique International (NOEI). Le problème le plus urgent pour les pays décolonisés du Tiers Monde est de stabiliser les cours des matières premières qu’ils considèrent comme étant "pillées" par les pays du Nord. Cela aboutit à la création de l'OPEP en 1960 pour maîtriser les cours du pétrole et de la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement) en 1964 par l’ONU pour maîtriser le cours des autres matières premières et aider les nouveaux Etats à s’intégrer dans l’économie mondiale. Ils tentent aussi de se faire entendre à l’ONU lors de la création du groupe G77 pour rendre pour une plus grande visibilité à l’ONU. Sur la lancée de la guerre, le système économique international (SMI) a été réorganisé sous la domination américaine, ou son refus. Cette domination, celle de « l’économie-monde américaine », révèle leur puissance post-Seconde Guerre mondiale. Cette situation exceptionnelle n'était pas promise à durer, non pas tant à cause de l'opposition idéologique du bloc communiste, mais à cause du rétablissement des équilibres anciens qui ont mis à mal la suprématie des Etats-Unis. La crise du système économique mondial dans les années 1970 provient en grande partie de leur course en avant pour maintenir leur suprématie, sans tenir compte de l'émergence d'autres acteurs concurrents, voir de pays hostiles. De plus, les Accords de Bretton Woods ont eu une efficacité limitée: Le système monétaire n’entre en vigueur qu’en 1958 quand les États européens rétablissent la convertibilité de leurs monnaies. Il ne dure vraiment que treize ans.

- La croissance des Trente glorieuses tient plus au plan Marshall, au financement des dépenses militaires et au déficit de la balance des paiements des États-Unis.


Travail pour mercredi 17 octobre
- Lire le cours du mardi 16 octobre et du 17 octobre
- Récupérer et lire le document suivant

https://docs.google.com/presentation/d/11a0VCtAX0QM5MpwQea4jCwo1dhQkv1PeLkkNrCXywQM/edit?usp=sharing


Travail pour vendredi 19 octobre
Présenter par groupes, à l'oral et sous format écrit, en 10 minutes maximum, 
  • l'institution concernée (I), 
  • son rôle dans la gouvernance mondiale et sa constitution (II), 
  • son importance et de ses limites (III). 
Votre texte devra être mutualisable.
 
FMI -
OMC (GATT à évoquer) -
BM -
OCDE -
Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB) -
Agences de notation -
Fonds souverains - 

TRAVAIL A FAIRE POUR LA RENTREE

Travail de groupe donné pour le retour des vacances 

Etape 1 - Problématisation du sujet
A partir de :
  •  la page 265 du livre ECS Prépa sur la mondialisation publié chez Bréal, 
  • des pages allant des pages 231 à 260, 
  • des pages 178-179-180, 184-185, 188-189-190-191, 208-209 du livre de cours
Vous allez répondre au sujet suivant en vue d'un rendu numérique ET d'un passage en groupe à l'oral suivi d'un débat le vendredi de la rentrée ou le suivant :



La mondialisation mise en débats : critiques, limites, gouvernance et alternatives


Etape 2 - Préparation aux questions du débat:

1) La mondialisation est-elle heureuse ?

2) Quels sont les reproches faits à la mondialisation ? Quelles en sont les limites ?

3) Qui profite de la mondialisation ? Qui la subit ?

4) Une autre mondialisation est-elle possible ?


Définition d'antimonde (A reprendre dans le cours)

L’antimonde est, selon R. Brunet, « cette partie du monde mal connue et qui tient à le rester, qui se présente à la fois comme le négatif du monde et comme son double indispensable » dans Les mots de la géographie (1993). 

C’est l’« ensemble des espaces informels, illégaux et dérogatoires », selon Romain Cruse, dans sa thèse L’antimonde caribéen entre les Amériques et le monde (2009). 

D’autres expressions qualifient ces espaces où l'antimonde domine, les « zones grises » définies dans Zones grises. Quand les Etats perdent le contrôle par Gaïdz Minassiancomme étant un " espace de dérégulation sociale, de nature politique ou socio-économique, (…) où les institutions centrales ne parviennent pas à affirmer leur domination, laquelle est assurée par des micro-autorités alternatives »

Page 118 du livre sur la mondialisation, Bréal


Dès les années 1980, Roger Brunet propose aux géographes la notion d’antimonde ( « Le déchiffrement du monde », dans Brunet Roger, Dollfus Olivier, Mondes nouveaux, Géographie universelle, tome 1, 1989). Il définit l’antimonde comme la « partie du monde mal connue et qui tient à le rester, qui se présente à la fois comme le négatif du monde et comme son double indispensable ».

L’antimonde permet d’attirer la réflexion sur une série de phénomènes sociaux, plus ou moins troubles, parallèles ou ignorés, qui sont cependant essentiels au fonctionnement de nos sociétés. Les rapports de l’antimonde au monde ne sont pas absents mais, bien au contraire, essentiels, fluides et multiples.

Le système combat, circonscrit, tolère, cache, récupère voire encourage un système parallèle qu’il rencontre en de nombreuses synapses. Des lieux aux échelles et géométries multiples, aux temporalités spécifiques, aux configurations sociales originales, dessinent une géographie spécifique : celle des espaces du « milieu », des trous noirs de l’économie souterraine, des défouloirs (espaces du sexe, de l’argent, du jeu et de la lutte), des enclos réservés aux exclus et aux auto-exclus, des sas du monde (planques et lieux de passage, camps de réfugiés, zones franches), ou encore des « porte-respect » (bases militaires, îles et enclaves).


Axes à explorer avec l'aide de la fiche Eduscol

Processus et actions des acteurs sont à l’origine de nombreux débats.

A) Les critiques de la mondialisation contemporaine
Les acteurs de la société civile(syndicats ou associations de consommateurs par exemple) s’approprient ainsi les problématiques liées à la mondialisation en soulignant l’inégalité des termes des échanges ou la concurrence exercée par les territoires produisant à bas coût. L’empreinte environnementale des flux générés est soulignée.


B) Une mondialisation qui profite à l'antimonde et à la face cachée de la mondialisation, celles organisations criminelles et des mafias
Une réflexion peut enfin être engagée sur le poids des activités illégales et criminelles dans l’économie globalisée, «face cachée» de la mondialisation.

C) La gouvernance de la mondialisation, ses limites et les réponses à y apporter
Le développement du processus de mondialisation pose aussi la question de la gouvernance: mise en cause de certains acteurs (firmes transnationales, acteurs financiers...) et  aspiration à un renforcement du contrôle démocratique sur les réseaux d’échanges et les marchés.

D) Les limites et les conséquences de la mondialisation invitent à penser à une autre mondialisation ou à une antimondialisation 
Les contestations sur le coût social et environnemental du processus de mondialisation conduisent à la promotion de modèles alternatifs: affirmation des acteurs locaux et des territoires de proximité, exigence de qualité et de traçabilité des produits, essor de préoccupations éthiques, environnementales et sociales...



Mardi 16 octobre (1ère partie) - Histoire - La gouvernance économique mondiale depuis 1944

Thème 4 : Les échelles de gouvernement dans le monde de la fin de la Seconde Guerre mondiale à nos jours

(16 à 17 heures)

Séquence : La gouvernance économique mondiale depuis 1944

Séance 1 : la notion de gouvernance


Cours magistral


A LIRE et Utiliser pour définir la notion de gouvernance via un schéma heuristique


Définition des termes du sujet 


Gouverner : L’Etat constitue encore aujourd'hui l'unité politique fondamentale dans le monde. Ce modèle d'organisation politique est le produit d'une longue construction historique qui commence avec l'apparition de l'État moderne en France et en Angleterre entre le XIIIe et le XVe siècle. Il faut cependant attendre le XIXe siècle pour que l'État en Europe dispose des moyens nécessaires pour forger l'unité nationale. l’Etat a toujours précédé la nation en France. Gouverner s’entend donc par rapport à l’Etat et par rapport à nation.


Art de gouverner les hommes en référence à l’art de “manoeuvrer un navire” (Grec Kubernân) et Platon est le premier à l’avoir employer. C’est le fait d’exercer le pouvoir politique en même temps que l’organe chargé d’administrer l’Etat (au travers d’une administration, ensemble des services et agents chargés d’assurer l’application des lois et le fonctionnement des services publics, et des représentants politiques élus pour les diriger). Cela implique de gouverner à une échelle donnée, dans une structure donnée avec l'autorité nécessaire et la reconnaissance de tous.


Notions à reprendre

Gouvernance voir cours précédent et notion page 315

Nation voir page 314

État voir page 314 et 320

État-nation voir page 314 et 320


L'État-nation constitue encore aujourd'hui l'unité politique fondamentale dans le monde. Ce modèle d'organisation politique est le produit d'une longue construction historique qui commence avec l'apparition de l'État moderne en France et en Angleterre entre le XIIIe et le XVe siècle. Il faut cependant attendre le XIXe siècle pour que l'État en Europe dispose des moyens nécessaires pour forger l'unité nationale.


Quant à l'idée de nation en France, si elle s'esquisse dès le XVe siècle, elle ne prend son sens contemporain qu'au XVIIIe siècle et lors de la Révolution française : celle d'une communauté politique, liée à un État et à un territoire donné, fondée sur la conscience de caractéristiques communes et sur la volonté de vivre ensemble, et dont la défense est assurée par une armée nationale issue en grande partie de la conscription.


L'État-nation s'impose progressivement en Europe et en Amérique latine au XIXe siècle pour triompher au lendemain de la Première Guerre mondiale. Après 1945, il se diffuse au reste du monde : alors qu'à sa création l'ONU ne compte qu'une cinquantaine de membres, elle accueille 193 États en 2011.


L'Etat précède la nation en France : c'est l'histoire d'une continuité, inscrite dans la longue durée et porteuse d'héritages qui explique le rôle de l'Etat en France, son importance et l'attachement que les Français lui portent. 



Prendre en compte la longue durée de l'État en France est essentiel puisque les évolutions de l'État après 1946 s'inscrivent dans la continuité de cette histoire administrative. Les premières institutions étatiques se mettent en place au cours du XIIIe siècle. L'histoire nationale se confond ensuite en grande partie avec celle de l'expansion de l'État. Cette longue histoire explique le poids des héritages qui se lit dans la relative stabilité des structures administratives depuis les réformes révolutionnaires et napoléoniennes et par l'influence des grands corps dont certains ont été créés sous l'Ancien Régime. L'originalité de la France tient aussi au rôle central accordé à l'État qui depuis la Révolution s'est vu confier la tâche, en sus de ses missions régaliennes, de garantir le lien social. Cette place particulière se manifeste par la tradition de centralisation administrative, originalité que traduit l'emploi du terme de jacobinisme. L'État a également donné une impulsion décisive à la construction et à la diffusion du sentiment national au XIXe siècle grâce à l'instauration du suffrage universel, à la politique scolaire, au développement des transports, au service militaire obligatoire. Enfin, il s'est identifié à la République dont il incarne certaines des valeurs fondatrices : souci de l'intérêt général, égalité de traitement entre les administrés, recrutement au mérite.



Cours en autonomie: Définissez la notion de gouvernance à partir du livre (double page d'introduction de la séquence sur la gouvernance mondiale - pages 314-315) et référencez la.


Gouvernance : Manière de concevoir et d’exercer l’autorité à une échelle donnée, que ce soit à la tête d’un Etat, d’une organisation ou d’une entreprise. C’est un mode collectif de prise de décision réalisé par plusieurs acteurs de natures différentes (États, Institutions et organisations internationales, FTN, ONG...).


Concept d’origine économique apparu dans les années 1930 chez les économistes américains (Ronald Coase, The Nature of the Firm, 1937) et associé à l’organisation et au fonctionnement des entreprises. C’est néanmoins une notion ancienne (Platon, Moyen Âge) qui est surtout revenue au goût du jour à partir de 1979 sous le gouvernement de Margareth Thatcher (étude sur la limitation et la recomposition du pouvoir des autorités locales visant à développer leur privatisation). La notion a ensuite gagné la sphère des politiques publiques et les institutions internationales avant de faire florès au début des années 1990, au moment de la mise en oeuvre des règles du Consensus de Washington et de la systématisation des Plans d’Ajustement Structurel (PAS) par les institutions internationales (un volet Good Governance est présent dans les objectifs fixés).


Notion polysémique, pouvant prêter à confusion et qui renvoie à l’idée de gouverner les hommes dans un cadre donné. La notion de gouvernance s’applique en fonction d’une échelle donnée (géographie et géopolitique), sur un territoire ou une organisation sociale (FTN, ONG, institutions…) et implique différents acteurs, et notamment ceux qui sont chargés de prendre mais aussi de faire appliquer les décisions.


Notion d’inspiration néolibérale qui revient au goût du jour avec la mondialisartion et l’arrivée de reagan et Thatcher au pouvoir: idélogiquement connoté et qui vise à comprendre et gérer l’Etat comme on gèrerait les entreprises.


Cours magistral


Pour aller plus loin dans l'approche de la gouvernance:


Longtemps tombé en désuétude, le terme « gouvernance», qui désigne depuis le Moyen Age « l’art de gouverner les hommes », se généralise dans les années 1990 chez les économistes et les politologues anglo-saxons pour qualifier le fait de gouverner et le distinguer de l’organe de gouvernement, tout en promouvant un nouveau mode de gestion des affaires publiques (« la bonne gouvernance »). A l’échelle internationale, la gouvernance mondiale désigne un système de prises de décisions qui inclut en plus des acteurs tradionnels, les acteurs non étatiques (entreprises, société civile).


Une notion libérale et anglo-saxonne: Ce terme fait partie de cette « constellation » de néologismes produits par la mondialisation néolibérale.


Si le terme de gouvernance est d’origine économique, ce dernier est apparu dans les années 1930 chez les économistes américains (Ronald Coase, The Nature of the Firme, 1937). Il a été associé de suite à l’organisation et au fonctionnement des entreprises.


Il s’impose ensuite au début des années 1990 au travers d’un livre fondateur « Governance without government » de Rosenau et Czempiel (1992), année où est créée à Londres le centre pour l’étude de la gouvernance globale. De nombreux articles traitent alors de la gouvernance d’entreprise avec la même finalité : concevoir l’entreprise comme une entité mouvante voire vivante dans laquelle la somme des intérêts divergents des acteurs doit permettre d’aboutir à un équilibre.


Polysémie de la définition de gouvernance, confusion et précaution à adopter face à cette définition : La polysémie actuelle masque mal un concept devenu fourre-tout, qui peut recouvrir de nombreuses réalités différentes à toutes les échelles et incarner de nombreux acteurs : gouvernance d’entreprise, territoriale, associative, hospitalière, politique à de nombreuses échelles... Il s’agit donc d’une notion floue, contradictoire, évolutive. 


Complexité et invariants (ce qui ne varie pas) de la définition de gouvernance: La définition bien que complexe, repose sur quelques invariants:


- La gouvernance envisage toute forme d’organisation sociale (entreprise, Etat, terre entière...) comme un espace de jeu commun, de négociation ou de rapport de force en redéfinition constante . Dans cet espace, s’élaborent des règles communes qui permettent de faire « vivre » le jeu. Pour que chacun accepte de jouer, une dynamique coopérative doit s’instaurer permettant à tous les acteurs d’envisager leur participation comme une relation gagnant-gagnant. La négociation est permanente entre tous les acteurs. Ce processus a été valable pour la construction européenne, il est aujourd’hui perçu comme tel dans le cadre de l’OMC. 


- Des règles communes, des normes collectives définissent les grandes orientations à mener à partir de procédures diverses : de la simple consultation intergouvernementales jusqu’à l’adoption de législations communes en passant par la définition d’objectifs à atteindre, de bonnes pratiques...(soft law). Elle repose sur la coopération entre Etats mais aussi sur l’action d’institutions multilatérales à l’échelle mondiale ou régionale. 


- Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, la source du pouvoir procède de ce que l’on possède matériellement. Désormais, la ressource correspond moins à ce que l’on a qu’à ce que l’on crée. Dans une société d’abondance (au sens où aujourd’hui plusieurs milliards d’hommes ont accès à la société de consommation) la gouvernance intervient notamment sur les mécanismes de partage et de redistribution, la prise en charge des inconvénients liés à l’abondance (pollution, encombrements, déchets) mais aussi des raretés engendrées par l’abondance : eau, air, espace... (cela pose le problème de la monétisation des ressources et celle de la marchandisation du vivant). 


- La recherche de l’intérêt général provient de la prise en compte des intérêts particuliers dans un système permanent et ouvert de négociations en réseau. Chacun a donc théoriquement son mot à dire. Ce point de vue universaliste reste dans les faits plus ou moins théorique. Les rapports de force ne sont pas abolis. Trois formes de rhétorique apparaissent dans ce cadre: la discussion, le débat, le marchandage dans le cadre de processus long de recherche d’un consensus. Plusieurs formes d’association sont possibles : l’équipe, le club, le partenariat.


Schéma heuristique

https://docs.google.com/presentation/d/1Y6PC-NrxyTCcwlT-ELz7VLTI2xgDdmGZhgFFU8tpNSE/edit?usp=sharing




TRAVAIL POUR MERCREDI 16 octobre

Récupérer et lire le document suivant


https://docs.google.com/presentation/d/11a0VCtAX0QM5MpwQea4jCwo1dhQkv1PeLkkNrCXywQM/edit?usp=sharing


TRAVAIL A FAIRE POUR LA RENTREE


Travail de groupe donné pour le retour des vacances 


Etape 1 - Problématisation du sujet

A partir de :

  •  la page 265 du livre ECS Prépa sur la mondialisation publié chez Bréal, 

  • des pages allant des pages 231 à 260, 

  • des pages 178-179-180, 184-185, 188-189-190-191, 208-209 du livre de cours

Vous allez répondre au sujet suivant en vue d'un rendu numérique ET d'un passage en groupe à l'oral suivi d'un débat le vendredi de la rentrée ou le suivant :



La mondialisation mise en débats : critiques, limites, gouvernance et alternatives



Etape 2 - Préparation aux questions du débat:


1) La mondialisation est-elle heureuse ?


2) Quels sont les reproches faits à la mondialisation ? Quelles en sont les limites ?


3) Qui profite de la mondialisation ? Qui la subit ?


4) Une autre mondialisation est-elle possible ?



Définition d'antimonde (A reprendre dans le cours)

L’antimonde est, selon R. Brunet, « cette partie du monde mal connue et qui tient à le rester, qui se présente à la fois comme le négatif du monde et comme son double indispensable » dans Les mots de la géographie (1993). 


C’est l’« ensemble des espaces informels, illégaux et dérogatoires », selon Romain Cruse, dans sa thèse L’antimonde caribéen entre les Amériques et le monde (2009). 


D’autres expressions qualifient ces espaces où l'antimonde domine, les « zones grises » définies dans Zones grises. Quand les Etats perdent le contrôle par Gaïdz Minassiancomme étant un " espace de dérégulation sociale, de nature politique ou socio-économique, (…) où les institutions centrales ne parviennent pas à affirmer leur domination, laquelle est assurée par des micro-autorités alternatives »


Page 118 du livre sur la mondialisation, Bréal


Dès les années 1980, Roger Brunet propose aux géographes la notion d’antimonde ( « Le déchiffrement du monde », dans Brunet Roger, Dollfus Olivier, Mondes nouveaux, Géographie universelle, tome 1, 1989). Il définit l’antimonde comme la « partie du monde mal connue et qui tient à le rester, qui se présente à la fois comme le négatif du monde et comme son double indispensable ».

L’antimonde permet d’attirer la réflexion sur une série de phénomènes sociaux, plus ou moins troubles, parallèles ou ignorés, qui sont cependant essentiels au fonctionnement de nos sociétés. Les rapports de l’antimonde au monde ne sont pas absents mais, bien au contraire, essentiels, fluides et multiples.

Le système combat, circonscrit, tolère, cache, récupère voire encourage un système parallèle qu’il rencontre en de nombreuses synapses. Des lieux aux échelles et géométries multiples, aux temporalités spécifiques, aux configurations sociales originales, dessinent une géographie spécifique : celle des espaces du « milieu », des trous noirs de l’économie souterraine, des défouloirs (espaces du sexe, de l’argent, du jeu et de la lutte), des enclos réservés aux exclus et aux auto-exclus, des sas du monde (planques et lieux de passage, camps de réfugiés, zones franches), ou encore des « porte-respect » (bases militaires, îles et enclaves).


Axes à explorer avec l'aide de la fiche Eduscol


Processus et actions des acteurs sont à l’origine de nombreux débats.


A) Les critiques de la mondialisation contemporaine
Les acteurs de la société civile(syndicats ou associations de consommateurs par exemple) s’approprient ainsi les problématiques liées à la mondialisation en soulignant l’inégalité des termes des échanges ou la concurrence exercée par les territoires produisant à bas coût. L’empreinte environnementale des flux générés est soulignée.


B) Une mondialisation qui profite à l'antimonde et à la face cachée de la mondialisation, celles organisations criminelles et des mafias

Une réflexion peut enfin être engagée sur le poids des activités illégales et criminelles dans l’économie globalisée, «face cachée» de la mondialisation.


C) La gouvernance de la mondialisation, ses limites et les réponses à y apporter

Le développement du processus de mondialisation pose aussi la question de la gouvernance: mise en cause de certains acteurs (firmes transnationales, acteurs financiers...) et  aspiration à un renforcement du contrôle démocratique sur les réseaux d’échanges et les marchés.


D) Les limites et les conséquences de la mondialisation invitent à penser à une autre mondialisation ou à une antimondialisation 

Les contestations sur le coût social et environnemental du processus de mondialisation conduisent à la promotion de modèles alternatifs: affirmation des acteurs locaux et des territoires de proximité, exigence de qualité et de traçabilité des produits, essor de préoccupations éthiques, environnementales et sociales...